À voir les « gentils » robots Pepper, Nao ou Robear, et d’une autre façon le Big data, les objets connectés ou les applications « nouvelle génération », l’assistance « numérique » est sujet de bien des expérimentations pour suppléer l’humain.
Ces facteurs d’espoir sont aussi sources de questions sur ce terrain si fragile qu’est la solidarité. Les apports de la technologie 2.0 vont-ils changer notre rapport aux soins, ou aux autres dans toutes leurs différences ? Inventaire de quelques pratiques actuelles pour tenter une réponse. Avec en illustration une photo de la sculpture Untitled (LaptopMen) de Judith Hopf (2018) : l’artiste met en scène deux corps d’acier qui cohabitent dans un même espace en s’ignorant, avec un objet ressemblant à un ordinateur ou une tablette comme extension d’eux-mêmes.

 

Pour en savoir plus

Quelques données en plus: 

En 2050, près d’un tiers des Français aura plus de 65 ans, contre moins de 20% aujourd’hui. Cinq millions auront plus de 85 ans. Dans les années 1950 en France, on dénombrait cinq actifs pour un retraité. En 2010, ce ratio est de 3,5. Il devrait être de 2 en 2040.

À l’été 2018, O2, le leader du secteur, a proposé 7 000 CDI, seules 730 personnes ont répondu à l’appel.

Au Japon, selon un sondage réalisé par Orix Living auprès des plus de 40 ans, le pourcentage de personnes « souhaitant l’usage de robots pendant le soin » serait passé de 65% en 2013 à 80% en 2017.