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Le couchsurfing : 12 millions de membres dans 230 pays

Le couchsurfing est un concept basé sur l’hospitalité, sans contrepartie autre que la rencontre. L’idée ? Un voyageur bénéficie d’un hébergement gratuit en échange d’un partage de convivialité avec son hôte.

En 2015, le couchsurfing, c’était 12 millions de membres dans le monde, 230 pays, 20 000 villes. 1

L’invention de « l’hospitalité collaborative »

Des associations et citoyens se sont emparés de cette idée de couchsurfing et l’ont adaptée aux besoins sociaux des plus démunis : ils ont en quelque sorte inventé « l’hospitalité collaborative ». Cette démarche de « couchsurfing solidaire » repose sur des plateformes de rencontres entre hôtes d’une part, refugiés et migrants, d’autre part. Partout en Europe, des initiatives du genre voient le jour. L’association Singa, en France, a mis en place Calm (Comme à la maison), un site qui permet aux citoyens d’accueillir chez eux des réfugiés. Cette solidarité facilite l’insertion socioculturelle des migrants dans la société d’accueil.

Mettre en contact 5 000 réfugiés avec 20 000 citoyens

De juin à décembre 2015,  plus de 1 000 réfugiés ont été hébergés par la communauté Calm 2, qui compte 17 000 membres actifs. 12 000 propositions d’hébergement ont d’ores et déjà été faites en France. 3

La communauté s’accroît. En 2016, d’après Singa, elle devrait mettre en contact 5 000 réfugiés avec plus de 20 000 citoyens. 2

Une expérimentation avec 100 réfugiés et 200 familles pour élargir cette hospitalité solidaire à d’autres profils

Le projet, quant à lui, se développe : Singa (et Calm qui en dépend) se sont rapprochés du Samusocial pour qu’il les aide à gérer cette offre solidaire d'un nouveau genre, et le Samusocial a mis en place un dispositif expérimental nommé Elan, qui essaie de modéliser ce que pourrait être l'hébergement collaboratif de demain. Ils ont une équipe de travailleurs sociaux dédiés, de psychologues et de conseillers en insertion, dont le but est d'assurer un accompagnement renforcé des réfugiés pendant le temps de leur hébergement, pour garantir autant que possible une insertion autonome à l'issue du temps passé chez les particuliers. L'essai durera un an et concerne 100 réfugiés et 200 familles. Leur objectif ? Co-construire un modèle viable, transposable à plus grande échelle, avec plus de familles et pourquoi pas d'autres profils : femmes battues, jeunes majeurs en rupture familiale, etc. 4

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