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Qui serait « pauvre » ?

L’Insee considère qu’est « pauvre » toute personne ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, fixé par l’Institut à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 000 euros mensuels.

En 2013, 8 648 000 personnes étaient ainsi considérées comme « pauvres », soit 14 % de l'ensemble de la population. En 2000, ce chiffre était de 7 838 000, ce qui représentait alors 13,6 % de la population française. 1

La pauvreté, c’est le manque d’emploi, de logement, de soins…

Le manque d’emploi : fin mars 2016, 5 454 100 demandeurs d’emplois sont recensés à Pôle emploi. 2

Le manque d’un logement : selon la Fondation Abbé Pierre, 3,5 millions de personnes sont confrontées au « mal-logement », en 2015, ou sont sans domicile fixe. 3

Le manque de soins : en France, plus le niveau de vie est bas, plus la santé est mauvaise. À 35 ans, un cadre peut espérer vivre 6,3 ans de plus qu’un ouvrier 4. Selon l’Insee, en 2011, 10 % des Français auraient renoncé à se faire soigner. Pour cette même année, l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) indique quant à lui un taux global de renoncement aux soins de 26 %, taux qui serait en 2013 de 21 % à 36 %. L’étendue de cette fourchette de « renoncement aux soins », de 10 % à 36 %, s’expliquerait par la façon de poser la question lors des enquêtes ; plus la question est précise, plus le taux est élevé. 5

Le manque de stabilité : en 2015, 39 % des enfants « pauvres » vivent dans une famille dans laquelle aucun parent ne travaille, contre 3 % des autres enfants. 35 % des enfants « pauvres » habitent avec un seul parent, là où 12 % des autres enfants vivent dans une famille monoparentale. 6